Faut-il suivre un protocole au lit ?

Faut-il suivre un protocole au lit ?

Ce texte a été écrit par La Prof

La première fois qu’un homme s’est penché sur moi pour me pousser à l’orgasme alors qu’il avait lui-même déjà joui, je me suis sentie chanceuse. C’était la première fois que je le rencontrais, nous n’avions pas d’affection particulière l’un pour l’autre, et pourtant mon plaisir semblait lui tenir à cœur. Il avait fait un sans faute, des premiers instants jusqu’à l’orgasme ultime, en passant par les préliminaires : il avait su faire monter le désir et l’excitation, il avait pris son temps, regardait et touchait mon corps avec envie, tant et si bien que je découvrais de nouvelles sensations. Expérience inédite, merci Cyprineman ! En rentrant chez moi, je me suis dit : de deux choses l’une, soit le sort s’était acharné sur moi et je n’avais rencontré que des égoïstes, soit la majorité des hommes sont égoïstes au lit et celui-ci est une perle.

On est, je pense, tous d’accord pour dire que le sexe c’est quelque chose qu’on fait à deux (au moins), que c’est un moment que l’on partage. Un instant où les différents partenaires prennent du plaisir ensemble, et où tout le monde y trouve son compte. Mais je ne suis pas sûre que nous interprétions tous ça de la même manière…

On a tous besoin d’être désirés, sur le coup et après coup, quand on se refait le film de nos ébats.

Or, je n’ai pas souvent eu le sentiment d’être désirée pour moi-même. J’entends par là qu’une forme de hiérarchie s’installe, et que mes partenaires avaient souvent bien plus envie de sexe « en général » que de moi. C’est précisément, selon moi, ce qui est à l’origine de comportements plus ou moins égoïstes.

A noter que l’égoïsme n’est pas inversement proportionnel à l’affection que votre partenaire vous porte. On peut être très amoureux et ne penser qu’à son plaisir comme on peut simplement être « amoureux de la femme » et être un amant hors pair.

J’ai recensé quelques comportements égoïstes (masculins) au lit. Bien sûr, rien d’exhaustif. Autrement dit, voici ce qu’il ne faut pas faire pour passer un bon moment avec sa partenaire.

1. Les pires coups sont sans doute ceux qui utilisent la femme comme une alternative à leur masturbation habituelle. J’entends par là que Madame n’est là que pour aider Monsieur à se vider, qu’elle n’a qu’une seule utilité : faire varier la monotonie de ses branlettes. Pour les plus chanceuses, monsieur daignera peut-être vous toucher un peu. C’est cliché mais ça existe, et c’est très répandu. La femme sympa acceptera de satisfaire l’homme et mettra de côté sa frustration tandis qu’une autre montrera tout de même sa déception. Si vraiment, Monsieur est le pire des rustres, il jouira dans sa main ou sa bouche. Dans le meilleur des cas, elle peut espérer tout de même un coït qui lui donnera quelques sensations. C’est mieux que rien. En revanche, messieurs, il ne faudra pas vous étonner si la femme manque de motivation et opte pour l’étoile de mer. Et si elle crie très fort, c’est qu’elle est vraiment très attentionnée et ne veut pas altérer votre fierté.

2. Dans le genre mauvais coup, il y a aussi ceux qui vont droit au but, qui n’ont pas vraiment compris qu’il faut d’abord entretenir le désir de sa partenaire… Comme s’ils étaient magnétiques et que le simple fait de les regarder nous faisait mouiller. Généralement, ces hommes-là ne s’encombrent pas des préliminaires et décident d’une pénétration rapide. Bien sûr, ils nous reprocheront de ne pas être assez lubrifiées. Hé, patate, fais monter l’excitation ! Pas mieux, il y a ceux qui mettent directement la main dans le string, comme ça, sans préavis. Normal. Si ça peut parfois être excitant, la plupart du temps c’est juste nul. Dans l’idée, c’est comme s’il nous disait : « ton corps je m’en fous, ce qui m’intéresse c’est ta chatte ». C’est bien connu, la beauté des femmes dépend entièrement de sa zouizouite.

3. Il y a ceux qui ont compris qu’il fallait stimuler leur partenaire…. mais pas trop non plus, faut pas déconner ! C’est le genre de gars qui comprend l’intérêt des préliminaires, mais qui ne veut pas que ça s’éternise. Généralement, ça se limite à une masturbation mutuelle. Une petite fellation si Madame est généreuse. A noter que j’ai très rarement rencontré des hommes qui aiment faire des cunni, qui y vont d’eux-mêmes ou qui acceptent quand on le leur demande. Typiquement, j’interprète ce refus du cunni comme une marque d’égoïsme en ce sens qu’il n’y a pas de volonté de donner du plaisir à l’autre de façon désintéressée alors que certains trouvent dans ce don une réelle source de plaisir. Le sexe, c’est comme un bouquet de fleur : plaisir d’offrir, joie de recevoir.

4. Il y a aussi ces hommes au comportement égoïste qui ne le sont pas réellement. J’explique : ce sont ces hommes un peu maladroits, peu expérimentés ou peu confiants qui n’osent pas par peur de mal faire. Ils sont dans une attitude plutôt passive assez déconcertante. Parfois, certains ont bien compris l’importance de chauffer leurs partenaires en leur promettant monts et merveilles… mais n’assurent pas du tout le moment venu. Il faut se méfier des grandes gueules : il y a de grandes chances pour que ce soit des mauvais coups. Dans cette catégorie il y a ceux qui sont trop fiers pour apprendre et se laisser guider par leur partenaire (qui resteront mauvais et égoïstes), et il y a ceux qui sont humbles et qui se montrent à l’écoute de leur partenaire (qui vont sans nul doute devenir de très bons amants). Bien sûr tout s’apprend, et Le guide du bon coup est là pour ça.

5. Enfin, certains hommes se contentent de suivre scrupuleusement un protocole, peu importe leur partenaire. Ils doivent penser que nous sommes toutes pareilles, que nous aimons toutes exactement les mêmes choses et surtout, dans un ordre précis… Ils se méprennent : les parties de baise se suivent et se ressemblent, on s’embête et n’y trouve aucun plaisir. Pourquoi est-ce égoïste ? Parce que rien n’est fait POUR la partenaire de l’instant, parce qu’elle n’est pas écoutée et que ses désirs ne présentent pas vraiment d’intérêt car ils sont anticipés, presque imposés. Il n’y a pas de spontanéité, pas de réel partage car Monsieur calque sur Madame un programme tout préparé. Le déroulé typique c’est : on se chauffe habillés, on se touche un peu à mesure qu’on se déshabille, Monsieur doigte un peu, Madame suce un peu aussi par gratitude (genre…) et hop hop hop, viens là que je te prenne 5 minutes (missionnaire ou levrette, pas de fantaisie). Ces protocoles sont d’autant plus détestables quand le partenaire est régulier. Je comprends que certains puissent être rassurés à l’idée qu’il y ait une recette magique à appliquer… Mais c’est la pire des erreurs à commettre, parce que nous sommes toutes différentes et avons envie d’être traitées dans notre singularité. La clé serait alors d’identifier les désirs de l’autre (quitte à les verbaliser) et de laisser les choses se dérouler d’elles-mêmes (facile à dire).

Quand on y met de la bonne volonté, malgré un partenaire égoïste, on trouve toujours un moyen d’être (un peu) satisfaite. Du moins on s’accommode de la situation, à plus forte raison quand c’est tout ce que l’on connait. Personnellement, tous ces comportements avaient quelque chose en commun : pas d’orgasme. Jamais. Pourquoi ? Peut-être parce que, psychologiquement, je n’étais pas disposée à en avoir. Et qu’est-ce qui peut empêcher une femme d’y être disposée ? Plein de choses, je présume. L’une d’entre elle serait liée au partenaire : même inconsciemment, nous le sondons et remarquons si oui ou non notre plaisir lui importe. Comment se laisser aller quand on sait que l’autre se moque de nous et de notre plaisir ?

Dans ces cas de figure, la femme n’y trouve pas vraiment son compte, c’est certain. Mais je me demande si ces hommes, aussi, ne passent pas à côté de quelque chose de puissant.

Alors quoi ? Il ne suffit pas d’avoir une belle gueule ou un gros zouizoui pour être un bon coup ? C’est sûr, un bel homme, naturellement, sera plus attirant, comme celui qui entretient bien son corps. Encore que, les goûts et les couleurs… Heureusement qu’il y en a pour tout le monde. Et puis concernant la taille du pénis… je ne pense pas que ce soit la première chose que l’on voit quand on rencontre un homme, donc ce n’est pas très important.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que le physique d’un homme soit en lien direct avec ses performances/connaissances/expériences sexuelles, bien qu’il soit quand même important qu’il nous plaise. Beaucoup d’autres paramètres entrent en compte : sa personnalité, son intelligence, sa culture, son humour, sa répartie, ses centres d’intérêt, son style, son attitude générale ou que sais-je ..? Bref, autant de choses qui font que cet homme va nous attirer. Pour la suite, sa belle gueule ne va pas influencer son comportement au lit (peut-être aura-t-il davantage confiance en lui et sera plus entreprenant ? Peut-être aura-t-il eu plus d’occasions et se sera fait une certaine expérience ?). De la même manière, quel intérêt d’être bien monté si c’est pour ne rien en faire ?

Mais la question se pose aussi pour les femmes : suffit-t-il d’être canon pour être un bon coup ? Il semble quand même qu’il suffise d’être bonne pour avoir une activité sexuelle régulière… Mais si elles ne savent faire que l’étoile de mer, les mecs n’auront pas forcément envie de les revoir. Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas qu’aux hommes que l’on peut reprocher d’être égoïstes au lit… que les femmes ne sont pas uniquement les victimes de rustres (bien que ça nous arrange fortement de le croire). Certaines sont passives, elles attendent de recevoir sans pour autant donner en retour. A cette différence près qu’elles n’exigent pas clairement les choses : en général, l’homme égoïste réclame sa fellation, la femme égoïste espère son cunni (et fait la tête si elle ne l’obtient pas). Elles aussi devraient faire des efforts pour communiquer et connaître le corps de l’autre.

Pour conclure, je dirais que le sexe est une histoire de savoir-faire, et que le bon sexe mélange cette bonne connaissance de l’autre à l’intérêt qui lui est porté (il faut savoir l’écouter et se faire entendre). Bon, parfois, malgré tous nos efforts, ça reste pas top : ça ne peut pas toujours être parfait, et il faut croire que certains partenaires n’étaient pas faits pour s’emboîter se rencontrer.

Cyprineman

Écrivain scandaleux, prof de Game et expert en relations hommes/femmes. "Coach en séduction", ça n'existe pas. Ou alors, montrez-moi un diplôme. Je ne vends pas de méthode spécifique, parce que ça reviendrait à fermer les autres portes : je m'intéresse à tout ce qui fonctionne. J'aime faire des essais, des expériences et y aller au culot. J'adore également mettre les pieds dans le plat. Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce que vous voulez entendre : je préfère dire les choses comme elles sont (selon mon expérience) mais je dois vous prévenir que, parfois, la vérité dérange. En d'autres mots : je ne fais pas dans le politiquement correct pour vous prendre pour des cons et vous prendre aussi vos sous par la même occasion. J'espère que vous apprécierez ! Mes valeurs sont : l'honnêteté, le respect et la sincérité. Mon but est de prendre mon pied sans me prendre la tête. Mes produits se veulent complets, exhaustifs et efficaces tout de suite. Si vous voulez améliorer votre compréhension et vos relations avec le sexe opposé, je vous propose une gamme de produits payants variés complémentaires des nombreux produits gratuits : si vous êtes intéressé(e), rendez-vous dans la rubrique "mes travaux" dans la barre de droite. Avec ça, vous saurez tout sur le Game (le jeu de la séduction et de la drague) !

4 thoughts to “Faut-il suivre un protocole au lit ?”

  1. Donc si je résume, un homme qui est inexpérimenté, qui cherche à faire autre chose que se branler, qui ne sait pas ce qui se passe dans la tête de la femme, qui ne connait pas tout les secrets de son corps et ses désirs personnels, qui fait comme il peut en se basant sur ses expériences mais qui ne convient à la femme, bref, qui n’a pas la science infuse… est forcément égoïste? En gros, on a pas le droit d’être inexpérimenté, de se tromper, d’apprendre, d’être maladroit, et on doit direct être bon. C’est plutôt celle qui a écrit ça qui est égoïste…

  2. Je pense que tu fais allusion à ce passage :

    “4. Il y a aussi ces hommes au comportement égoïste qui ne le sont pas réellement. J’explique : ce sont ces hommes un peu maladroits, peu expérimentés ou peu confiants qui n’osent pas par peur de mal faire.”

    En fait elle dit que ce ne sont pas des hommes égoistes mais faussement égoistes ! Mais elle ne peut pas dire que ce sont des bons coups pour autant quand même ! ;)

    Je dirais qu’elle est exigeante mais elle peut se le permettre…
    Après heureusement il y a le guide du bon coup !!!

  3. Oui, mais il n’y a pas que ce passage là.
    En fait, sur mon fil d’actualité j’ai lus: “Voici ce qu’il ne faut pas faire pour passer un bon moment avec sa partenaire : […]”. Donc en gros ça parlait des erreurs que le hommes font.
    Perso, je m’attendais plus à : celui qui pose tout le temps des questions (du genre “je peux toucher là?”, “on fait quelle position?”), celui qui s’arrête en pleine action quand le plaisir commence à monter, celui qui ne sert pas assez de ses mains, etc..
    Sérieux, à part le point 1 qui est pertinent, le reste elle explique juste la façon de faire d’un homme qui expérimente à peine et qui se cherche sexuellement, qui cherche un rythme, et dont la partenaire ne fait jamais rien et ne dit jamais rien. Elle a vite dit de parler “d’égoïste”.
    Pour les préliminaires, j’ai remarqué que plus une femme est réceptive, plus ça me donnait envie de faire durer, tandis que si elle ne réagit pas j’ai juste envie de passer à la suite.
    Franchement, la plupart du temps je trouve agréable de te lire quand ça m’intéresse, mais là… :)

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